LA SPIRITUALITE OU LE CONFORT ; IL FAUT CHOISIR
L'ironie de notre époque, c'est que beaucoup parlent de spiritualité alors qu'ils cherchent surtout du bien-être.
Ils ne se demandent pas comment développer leur conscience, ils cherchent à se sentir mieux.
La conscience veut comprendre la vie. Le bien-être veut que la vie soit confortable.
L'une cherche la Vérité, l'autre cherche le confort. À force de tout ramener à soi, à ses émotions, à son développement personnel et à son ressenti, la spiritualité devient une forme raffinée d'égocentrisme. On ne cherche plus à s'éveiller à quelque chose de plus grand que soi, mais à optimiser son expérience personnelle.
Mais voilà, la conscience est une école. Et parfois même une école exigeante.
C'est pourquoi beaucoup ne pénètrent jamais réellement dans les enseignements. Ils s'en approchent, en empruntent le vocabulaire, en apprécient l'ambiance, mais recherchent avant tout un chemin de facilité déguisé. Ils veulent les fruits sans l'arbre, la paix sans la compréhension, la Lumière sans le travail de la conscience.
L'ironie est que la spiritualité est devenue, pour certains, une manière plus élégante de continuer à tourner autour d'eux-mêmes. Or les grands enseignements n'ont jamais eu pour vocation de nous rendre confortables... ils ont pour vocation d'élargir la conscience, de corriger les illusions et de nous apprendre à participer plus lucidement à la Vie.
La conscience cherche la Vérité, même lorsqu'elle dérange. Le personnage cherche surtout à préserver son confort, y compris sous des habits spirituels.